Mon challenge yoga de septembre

Régulièrement, que ce soit pour booster la fréquence de ma pratique de yoga, ou bien juste par envie, je me donne à moi-même des petits défis. Des challenges qui ont pour durée 30 jours, non pas parce que 30 serait un chiffre magique, juste parce que 30 jours, c’est assez de jours pour voir des résultats, mais pas assez pour s’ennuyer.

Habituellement je rêve d’une posture. Si je ne suis pas loin de la réaliser, je me la mets en objectif. Si au contraire ça me paraît trop ambitieux, je choisis une modification de la posture, sorte de niveau intermédiaire, et ça devient mon objectif. Ensuite, je décortique la posture, puis j’essaie de varier les séquences qui pourraient m’amener à travailler toutes les zones du corps nécessaires à l’atteinte de mon objectif.

Comme je ne veux pas me retrouver frustrée 30 jours après, déçue que ça n’ait pas marché, je vérifie toutes les semaines que j’avance dans la bonne direction en prenant des photos, ou en mesurant avec un mètre, un écart. Certes, ça fait procédurier, ça coupe la séance de pratique, enlève toute poésie à l’instant, écarte le ressenti… Écarte le ressenti ? Non, le ressenti reste la chose la plus importante, c’est par ces impressions que je vais sentir que mon corps a changé. Cependant, dans l’enthousiasme, je vais penser qu’il a « beaucoup changé », puis un jour où mon humeur sera maussade et mes courbatures trop présentes, mon ressenti me dira l’inverse… alors que le corps continuera d’évoluer. C’est pourquoi je préfère ajouter au ressenti une mesure rationnelle.

J’ai fait des mois « grand écart » (au moins 3 !), des mois « équilibre sur les mains », des mois « kurmasana-la tortue », des mois « urdhva dhanurasana-la roue »… A chaque fois j’ai senti les choses évoluer. Et j’ai fait, il y a longtemps, un mois « méditation ». Je me rappelle que les résultats étaient plus subtils, moins faciles à mesurer, mais plus utiles aussi, car si un grand écart apporte une grande satisfaction sur le moment, il n’est pas utile dans la vie quotidienne, alors que le calme et la concentration qui imprégnaient petit à petit ma vie quotidienne lors de ce challenge « méditation » l’étaient à coups sûrs.

Me souvenant de ce constat, j’ai décidé pour septembre d’avoir pour objectif de me concentrer pleinement dans l’instant présent lors de mes pratiques. Le résultat attendu sera un plus grand calme au quotidien et une capacité à se poser vraiment retrouvée. J’ai plusieurs objectifs intermédiaires pour y arriver : m’isoler pendant mes pratiques (« on peut venir t’embêter ? » avec un mari un bébé et un chien qui débarquent… c’est fini 😉 ), trouver un cours hebdo de yoga en studio pour retrouver cette bulle, séparer clairement mes pratiques de mes temps de préparation de cours (« tiens c’est pas mal comme enchaînement, je note. y’a pas un carnet dans le coin ? zut les stylos sont en haut… »)

Et écrire quelques articles. où pendant 30 min, même si ce n’est pas du yoga, je me concentre, j’écrire, je relis, et je ne fais pas autre chose tant que je ne suis pas dit : « Ayé. »

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