
Musique ou silence pendant un cours de yoga ? Lorsque j’ai commencé le yoga Vinyasa, la réponse me semblait évidente : j’adorais pratiquer en musique. Une playlist accompagnait les mouvements, donnait une couleur au cours et participait pleinement à l’expérience. Puis j’ai découvert le yoga Ashtanga. Et là, changement complet d’ambiance : pas de musique. Du silence, les indications du professeur… et surtout le son des respirations Ujjayi dans la salle.
Cette découverte m’a beaucoup marquée. J’ai trouvé cette pratique à la fois planante et presque dérangeante au début. Nous sommes finalement assez peu habitués à rester aussi longtemps dans le silence, encore moins au milieu d’un groupe. En yoga Ashtanga, le souffle devient peu à peu la bande-son de la pratique.
Aujourd’hui, dans mes cours de yoga à Auriol, j’aime justement pouvoir proposer ces deux expériences. Mes cours de yoga Vinyasa à Auriol se pratiquent désormais souvent en musique, tandis que mes cours de yoga Ashtanga à Auriol restent sans musique. Deux ambiances très différentes, qui permettent aussi d’explorer deux manières d’être présent à son corps, à son mouvement et à sa respiration.
En yoga Ashtanga, le souffle comme bande-son
Lorsque j’ai commencé à pratiquer le yoga Ashtanga, ce silence m’a réellement étonnée. Le professeur nous guidait, bien sûr, mais il y avait aussi de longs moments pendant lesquels sa voix disparaissait. On entendait alors principalement les respirations Ujjayi des pratiquants.
Et cette ambiance change beaucoup de choses.
Quand je me suis ensuite formée pour devenir enseignante, ma formation étant notamment ancrée dans l’Ashtanga, la question de la musique ne se posait même pas. Elle n’était pas déconseillée : elle était tout simplement absente du sujet. Le rythme venait du souffle, du mouvement et de l’enchaînement des postures.
Cela m’allait d’autant mieux que j’ai naturellement une voix qui porte assez peu. Ne pas avoir de musique me permettait de guider sans avoir à parler plus fort pour passer au-dessus d’une playlist. J’ai donc commencé à enseigner tous mes cours de yoga dans le silence.
Aujourd’hui encore, je garde ce choix pour mes cours de yoga Ashtanga. Pour moi, le silence fait partie de l’expérience : il laisse la place au souffle et à cette concentration particulière que je suis venue chercher et aimer dans cette pratique.
En yoga Vinyasa, pourquoi ne pas pratiquer en musique ?
Après plusieurs années d’enseignement, j’ai pourtant commencé à remettre cette habitude en question. Le yoga Vinyasa offre beaucoup plus de liberté dans sa construction : pourquoi fallait-il nécessairement que je reproduise l’ambiance silencieuse que j’aimais en Ashtanga ?
J’ai donc testé la musique dans mes cours de Vinyasa à Auriol, notamment avec des élèves qui avaient l’habitude de pratiquer avec moi sans musique. Leur réaction m’a intéressée : la plupart étaient très enthousiastes à l’idée de conserver les playlists. Certaines personnes, en revanche, préféraient toujours le silence.
Et je comprends les deux.
En yoga Vinyasa, une musique bien choisie peut accompagner l’énergie du cours. Elle peut soutenir un flow plus dynamique, puis se faire plus discrète lorsque le rythme ralentit. L’enjeu, pour moi, est qu’elle accompagne la pratique sans la diriger : je ne veux pas qu’une musique très intense pousse artificiellement à accélérer ou qu’elle nous emmène dans une énergie qui ne correspond pas à ce que nous sommes en train de faire.
Faut-il vraiment choisir entre musique et silence ?
Pendant longtemps, j’ai beaucoup insisté sur l’idée de revenir au souffle. Et je continue à penser que savoir écouter sa respiration est essentiel dans une pratique de yoga.
Mais faut-il nécessairement rechercher, à chaque cours, une introspection profonde ?
Le yoga Vinyasa peut aussi être un espace de créativité, de curiosité et d’exploration. On peut y découvrir de nouveaux mouvements, observer ce que son corps sait faire aujourd’hui, essayer, parfois jouer, et simplement prendre plaisir à bouger. La musique peut très bien accompagner cette dimension-là.
À l’inverse, pratiquer ponctuellement le Vinyasa sans musique peut être une expérience intéressante, notamment lorsqu’on est habitué aux playlists. Tout à coup, on entend davantage son souffle. On perçoit autrement le rythme de ses mouvements. Le silence prend de la place.
C’est pour cela qu’aujourd’hui, je n’ai pas vraiment envie de choisir.
Dans mes cours de yoga à Auriol, le Vinyasa est désormais majoritairement pratiqué en musique, mais je garde la liberté de proposer parfois un cours silencieux. En Ashtanga, en revanche, pas de playlist : nous gardons le souffle Ujjayi comme compagnon de pratique.
Si vous êtes curieux de ressentir la différence, vous pouvez venir expérimenter les deux : un cours de yoga Vinyasa à Auriol porté par la musique, puis un cours de yoga Ashtanga à Auriol où, progressivement, il ne reste presque plus que le son des respirations.
Et peut-être découvrirez-vous que vous avez une préférence. Ou, comme moi, que vous aimez finalement les deux.
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