La fatigue.

Imaginez une vie où tout (en tout cas beaucoup de choses) va bien. Santé-amour-famille-ami.e.s-lieu de vie-logement-passion-boulot-finances etc etc… Tout est chouette. Et malgré tout ça, certains jours, pourtant, ne sont pas si colorés que ça. Certains sont même « gris ».

Une nuit de 4h ça passe. Je prends sur moi. 2 nuits, allez, un effort, je tire juste un peu la tronche, je subis un peu la journée, mais ça va. Puis 8h, avec 3 réveils, mais 8h quand même, c’est bien, je suis contente. 5h. 8h avec 4 réveils. Des réveils courts, alors ça va. 7h, « dont 4h de suite ». Correct. Mais au bout de 3,4,5,6 mois de ce genre de nuits, je ne peux plus juste « prendre sur moi », alors les journées se couvrent parfois (non, pas tout le temps, mais parfois), d’un voile un peu flou. Les couleurs sont moins éclatantes et les sons trop forts.

Les jours les pires, je survis comme je peux. J’essaie de faire une sieste. Les jours les moins pires, j’ai l’énergie d’au moins me reposer cette question récurrente : « Qu’est-ce que je n’ai pas encore testé pour qu’il fasse ses nuits ? J’essaie quoi ce soir ? » Les meilleurs jours, j’oublie le voile gris et je crois que c’est fini, que ce voile ne reviendra jamais plus re-ternir les couleurs de la journée ! Ça y est, tout va bien, l’énergie est revenue, je peux à nouveau tout faire, tout démarrer, tout entreprendre, et profiter de tout. Naïf ? Peut-être, en tout cas c’est une stratégie de survie proche du déni qui peut être efficace sur le court terme.

Aujourd’hui, j’ai passé une nuit merveilleuse par comparaison à celles des mois passés. Avec mon mari, on a essayé quelques stratagèmes pour qu’il ait tout à dispo pour n’avoir à me réveiller qu’une seule fois, et pas avant 3h. J’ai dormi 6h de suite et à nouveau 3h, ça me paraît incroyable, j’ai envie de le dire à tout le monde tellement je me sens bien. La Nathalie d’il y a 1 an aurait trouvé ça un peu désespérant et aurait jugé sévèrement la Nathalie d’aujourd’hui. « Comment ça se fait qu’elle en soit arrivée là ? » « Elle a dû laisser filer un truc, pas faire COMME IL FAUT, c’est pas possible ». La fatigue m’aura au moins amenée à plus de tolérance envers la Nathalie qui a … moins de tolérance dans la vie quotidienne après une nuit bof bof.

Et le yoga dans tout ça ? Le yoga m’aide certainement, quand j’ai l’énergie, je la dépense dans une séance intense pour que mon corps ressente une « bonne fatigue physique » et qu’il dorme ensuite mieux. Quand je n’ai pas d’énergie, juste dérouler mon tapis, m’étirer doucement à la manière d’un chat et faire quelques postures faciles, douces, allongées, juste ça, peut aider mon mental à se détendre. Mais rien n’est automatique, rien ne recharge le corps autant qu’un sommeil régulier de qualité.

Et vous, quelles sont vos techniques et vos stratagèmes pour vivre mieux la fatigue de long terme ?

En tous cas, courage à celles et ceux qui vivent cette fatigue chronique, vous n’êtes pas seul.e.s !

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